La classe travailleuse aujourd'hui

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La classe ouvrière hier et aujourd'hui

Nous commencerons par discuter du concept de classe. La classe est-elle une catégorie sociologique ou politique ? Nous développerons des concepts tels que le travailleur libre, le travail salarié, l'exploitation, la plus-value, l'antagonisme de classe, les relations de classe, la classe moyenne et nous suivrons la formation de la classe dans trois domaines : la production, la circulation et la reproduction.

Deuxièmement, nous donnerons un aperçu des changements dans les relations de production dans l'histoire du capitalisme. Le commerce transatlantique, le mercantilisme, le système domestique, la révolution industrielle, le taylorisme et le fordisme seront parmi les sujets abordés. Notre objectif principal sera d'observer les continuités et les ruptures dans les relations de travail dans les modes de production précapitalistes et capitalistes.

Nous terminerons par une discussion sur la composition des classes aujourd'hui. Le concept de précarité, les tendances mondiales, l'intersectionnalité, les obstacles et les possibilités d'organisation seront discutés.


Lectures (par ordre de priorité) :

Extrait de EP Thompson: La formation de la classe ouvrière anglaise

Préface à la formation de la classe ouvrière anglaise (E.P. Thompson. Preface to the making of the English working class)

Par classe je comprends un phénomène historique unifiant un certain nombre d'événements disparates et sans liens apparents, à la fois dans le matériau brut de l'expérience et dans la conscience. J'insiste sur le fait qu'il s'agit d'un phénomène historique. Je ne vois pas la classe comme une "structure", pas même comme une "catégorie", mais comme quelque chose qui se produit en fait (et dont on peut démontrer qu'elles se sont produites) dans les relations humaines.

Le tamis sociologique le plus fin ne peut nous donner un spécimen pur de la classe, pas plus qu'il ne peut nous donner un spécimen de la déférence ou de l'amour. La relation doit toujours s'incarner dans des personnes réelles et un contexte réel. De plus, il ne peut pas y avoir deux classes distinctes, chacune existant indépendamment, puis ensuite les mettre en relation l'une avec l'autre. Il n'y a pas d'amour sans amoureux, ni de déférence sans serfs et palefreniers. Et la classe se produit quand certains hommes, à la suite d'expériences communes (héritées ou partagées) sentent et énoncent l'identité des intérêts qui leurs sont communs, et en opposition à d'autres hommes dont les intérêts diffèrent (et habituellement s'opposent) aux leurs.

La conscience de classe est la façon dont ces expériences sont gérées en termes culturels: incarnées dans les traditions, les systèmes de valeurs, les idées, et les formes institutionnelles. Si l'expérience apparait comme détermine, ce n'est pas le cas de la conscience de classe. On peut voir une logique dans les réponses de groupes d'occupation similaires vivant des expériences similaires, mais on ne peut prévoir aucune loi. La conscience de classe émerge de la même manière en des temps et des lieux différents, mais jamais exactement de la même manière.


Karl Marx – Le Capital (Extraits)[1]

ILO Les femmes au travail Tendances 2016

ILO Estimations mondiales de l’esclavage moderne - Extrait