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Allemagne - Revolutionär Sozialistische Bund (Ligue socialiste révolutionnaire) – RSB

Des attaques massives contre les droits de la classe ouvrière ont commencé en Allemagne plus tôt que dans les autres états membres de l’U.E. (Union Européenne). Il y a eu en même temps, des attaques contre les droits sociaux et les systèmes de sécurité sociale et une « libéralisation » des « marchés » financiers.

Une coalition des sociaux-démocrates et des Verts, sous Schröder, a développé entre 2003 et 2005, l’ « Agenda 2010 », comme application du processus de Lisbonne de l’U.E. (ce qui est actuellement appliqué dans les autres pays et combiné avec les conséquences du nouvel Agenda 2020 de l’U.E.).

C’est dans ce contexte que les « Lois Harz » ont été votées. Un secteur de bas salaires a été formé par l’extension du temps partiel et des pseudo auto-entrepreneurs sans sécurité sociale. Ces mesures étaient accompagnées de la destruction de l’ancien système des allocations de chômage. Depuis lors, les chômeurs ne reçoivent, après un ou deux ans de chômage, plus qu’une allocation minimale (« Harz IV ») bien en-dessous des anciennes allocations, et combinée avec des mesures répressives. Ceci a pour effet de faire pression sur les salaires des travailleurs ayant un emploi « normal ». Les années suivantes, on a vu la stagnation et la baisse des salaires, même en période de croissance économique et avec une augmentation de la productivité. L’Allemagne est le pays de l’U.E. où le développement des contrats de travail flexibles s’est développé de manière plus agressive que dans le plupart des autres pays membres.

Par ces mesures l’économie allemande a acquis un avantage compétitif dans l’U.E. et la classe ouvrière en profite également globalement. Mais beaucoup de gens paient aussi pour la crise capitaliste par une pauvreté relative, par l’exclusion de la société et la perte de droits démocratiques, ils paient par l’insécurité, la peur et des maladies physiques et psychiques. En plus, les administrations municipales ont reçu de plus en plus de tâches mais pas d’argent pour les effectuer et donc, des municipalités pauvres font des économies dans leurs programmes sociaux.

Mais les victimes, au lieu de s’unir et de résister – se sentent elles-mêmes coupables dans le contexte politique actuel pour leur situation et elles cherchent des solutions individuelles pour prévenir ou échapper au pire. Les attaques contre la classe ouvrière en Allemagne ne mènent pas à la perte de leur maison ou de tout revenu, comme c’est le cas en Grèce. La majorité soutient toujours la politique du gouvernement allemand. Les syndicats ne sont pas combattifs et défendent pour la plupart les intérêts des trusts allemands et pratiquent la collaboration de classe. Il y a eu un mouvement de protestation massif contre Harz IV en 2004, mais il s’est arrêté quand la loi a été votée. En 2007, l’âge de le retraite a augmenté jusqu’à 67 années mais il n’y a pas eu de mouvement de protestation significatif sauf une manifestation des syndicats sans suite. Et le mouvement social est resté faible. Le 14 novembre 2012 il y a eu des actions de protestation dans plus de trente villes en solidarité avec les grèves dans le sud de l’Europe mais avec seulement quelques milliers de manifestants. Il est probable que le mouvement social va grandir parce qu’il y a une prise de conscience concernant l’inégalité croissante entre les pauvres et les riches et aussi parce que la crise frappe de plus en plus les salarié.e.s ici. Le mouvement écologique, en particulier le mouvement anti-nucléaire, a été assez fort ces dernières années. Mais avec le soi-disant retrait du nucléaire décidé par le gouvernement en l’été 2011, ce mouvement a clairement diminué. La RSB, qui forme une partie de la section allemande de la Q.I., a mis, ces trois dernières années, l’accent aussi bien sur le social que sur la question de l’écologie. Des membres sont actifs dans le mouvement anti-nucléaire et dans le mouvement syndical et ils essaient de renforcer un mouvement contre la crise. La RSB est une petite organisation et, comme toute la gauche radicale et divisée, elle est marginale. Ceci est l’arrière-fond de la situation actuelle.