Mexique - PRT (Parti Revolutionnaire des Travailleurs)

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Résumé sur la situation nationale au Mexique

Au Mexique, nous terminons le deuxième sexennat, d'un gouvernement dominé par le Partido Acción Nacional (PAN), parti au profil bourgeois, réactionnaire, très à droite et conservateur, avec de fortes relations avec le clergé catholique et le capital étranger. Le gouvernement de Felipe Calderón, qui est arrivé au pouvoir avec une grande fraude électorale, s'est appuyé sur le déploiement des activités militaires, véritable militarisation de la société, dans une supposée guerre interne se justifiant par le combat contre le trafic de drogues. Il a ouvert un climat de violence et de large violation des droits civils et humains et s'est clairement comporté comme un gouvernement chaque fois plus autoritaire et répressif, avec un palmarès de plus de 50 mille meurtres depuis décembre 2006.

Un gouvernement dont la situation économique s'aggrave, avec davantage de chômage, pénurie, dévaluation, inflation, dette externe, etc. On doit donc résoudre sans délais la grande injustice sociale, en améliorant les services publics de santé, l'éducation, le logement, l'alimentation, l'attention au monde rural, etc. bien que l'on vante effrontément qu'au Mexique vivent certains des hommes les plus riches du monde (comme Carlos Slim produit du pillage des privatisations imposées par le néo-libéralisme).

La crise économique dans notre pays a produit de nouvelles attaques contre les conquêtes historiques des travailleurs, obtenues à partir de la Loi Fédérale du Travail, qu'on propose maintenant de réformer, à travers des mesures comme la suspension des pensions des retraités, particulièrement dirigées contre les femmes, l'élimination des conventions collectives de travail, la suppression des syndicats, principalement les syndicats démocratiques, etc. Le chômage, le sous-emploi, le commerce informel, le trafic des filles et femmes ainsi que le travail de rue révèlent un accroissement énorme du lumpem-proletariat et de l'armée de réserve industrielle qui augmentent dans des proportions démesurées.

Dans ce contexte, apparaissent des possibilités d'organisation et de regroupement politique. D'une part on peut voir l'appel à la création d'un Mouvement de Régénération Nationale (Morena) dirigé par Andres Manuel López Obrador, [2] ancien chef du PRD, duquel il s'éloigne de par la droitisation du parti et, d'autre part, est apparue la proposition de créer une Organisation Nationale du Peuple et des Travailleurs (OPT). A l'initiative de la direction du Syndicat mexicain d'Électriciens (SME), [3] qui après deux années de résistance, mobilisations, piquets et grèves de la faim, en réponse à un décret présidentiel qui allait détruire son travail, la Compagnie de Lumière et la Force du Centre ont proposé la création de cette Organisation des Travailleurs, pour prendre le pouvoir.

Notre parti était présent au Congrès de Fondation de cette organisation et fait aujourd'hui parti de la direction de cette nouvelle organisation ouvrière. [4]

Aujourd'hui, plus que jamais, continue de vibrer cet appel qu'a fait un vieux communiste internationaliste et révolutionnaire. Prolétaires de tous les pays, unissez vous !

[1] Ce parti s'est formé avec la conception idéologique, des militants et des dirigeants du PRI accompagnés vers la sortie par les néo-libéraux, ainsi qu'avec des membres du vieux militantisme du Parti Communiste mexicain qui s'est dissout au sein du PRD et enfin d'autres secteurs la gauche maoïste, populiste et nationaliste.

[2] Dans les élections présidentielles de 2006, comme dans l'élection de Cuauhtémoc Cárdenas en 1988, López Obrador a été le candidat présidentiel de l'opposition organisée qui se basait sur divers partis de centre-gauche et de vastes secteurs de la population, les deux candidats furent membres du PRI. Tout deux ont gagné les élections présidentielles, mais à cause d'une fraude électorale n'ont pu connaître la victoire.

[3] Ce syndicat d'électriciens a une tradition de plus de 100 années de lutte ouvrière et de solidarité avec les mouvements sociaux, c'est un des rares syndicats démocratiques de notre pays, dans lequel notre courant politique est présent depuis toujours (Léon Trotsky a discuté de l'expropriation pétrolière au Mexique avec des camarades trotskistes dirigeants du SME). En 2006, un camarade du PRT et électricien du SME a été député pour le PRD, toujours sur la base de défense de la lutte des travailleurs.

[4] le PRT a obtenu dans ce Congrès que ne soit pas interdit le droit de tendance. Ce droit autorise tout les types d'expressions politiques et sociales, en conservant des organisations autonomes et indépendantes. De telle sorte que le PRT a décidé de ne pas se dissoudre, mais bien d'impulser un parti de la classe ouvrière, anticapitaliste et socialiste.

A propos du Parti Révolutionnaire des Travailleurs

Notre parti, le PRT, s'est fondé en 1976, diverses organisations trotskistes du pays se sont rassemblées dans ce projet. Les jeunes qui ont pris part au mouvement étudiant de 1968 ont formé la base politique du PRT. En 1982, le PRT fut reconnu légalement et put prendre part aux élections présidentielles de la même année avec la candidature de Rosario Ibarra de Piedra, qui avait organisé les mères des prisonniers et 'desaparecidos' politiques. En 1988, nous avons participé de nouveau à la campagne électorale avec la même candidature, mais le gouvernement a retiré le PRT du registre légal.

Actuellement notre parti a une influence politique dans le secteur étudiant, le mouvement populaire, le mouvement féministe, le mouvement des migrants, ainsi que dans le secteur enseignant et paysan. Nous sommes présents dans OPT ainsi que dans Morena.

Ruth Betancourt, pour le Parti Révolutionnaire des Travailleurs Section mexicaine de la IV Internationale.